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jeudi 7 février 2013

Des suspensions industrielles, 5ème épisode: cire graphite ou peinture haute température patinée?

  Un petit retour rapide sur deux finitions complètement différentes d'un même abat-jour.

  Pour rappel, on est parti de ça:

Suspensions, les origines
Suspensions, les origines
Suspensions, les origines
  Des abats-jours avec une forme plutôt sympa qui rappellent étrangement la forme d'une lampe Gras. Ils sont en tole d'acier et usinés avec des stries horizontales.
  Après décapage et polissage (à la brosse laiton), il me restait deux choix: soit une finition peinte et patinée, soit une finition cirée graphitée.

  La réalisation de ces deux finitions ne posent pas de problème technique majeur. Il faut juste disposer d'un local bien ventilé et d'un vieux four pour la cuisson de la peinture haute température: cette peinture ne finit réellement de sécher qu'après avoir été exposé à une haute température.

  Mais les rendus sont tellement différents. Pour les amateurs de jeu des "2 différences": 
-la finition: peinture noire HT (haute température) patinée à la cire ou patine à la cire graphitée.
-la couleur du cordon électrique: noir pour la finition peinte, brun pour la finition ciré.

Abat-jours finition cire graphite.
Abat-jours finition peinte noire et patinée-cirée.



dimanche 3 février 2013

Des suspensions industrielles, 2ème épisode

  Quand on décide de dépoussiérer, nettoyer, désoxyder des vieilles suspensions, on passe par l'étape chiffons puis eau savonneuse. C'est à ce moment là que les choses ont commencé à ne plus tourner rond.

  Donc je passe un coup de chiffon pour enlever le plus gros de la poussière et des toiles d'araignées. Je plonge 3 abats-jours dans l'eau savonneuse, je laisse tremper 2 minutes et je m'arme d'une éponge. Je commence à frotter et là, la peinture part en lambeau. Elle se détache par plaques entières. On dirait qu'ils ont pris un coup de soleil et que ça commence à cloquer...

  Je venais de mettre le doigt sur le pourquoi du "mais pourquoi ces trucs se sont-ils retrouvés mis de côté"? Il y avait un défaut de peinture, elle ne supporte pas la moindre humidité.

  Je me retrouve donc loin de mon premier projet qui était de préserver la peinture d'origine et juste de pratiquer un bon nettoyage puis de cirer. Je me retrouve donc avec les suspensions qui ressemblent à ça.   Et le pire c'est que ça me donne le sourire, une nouvelle idée vient d'apparaitre...

Suspensions acier

Suspensions acier

lundi 3 décembre 2012

Une Jielde entre ville et campagne... Episode 3

Voici donc le résultat en finition cire graphite.

Jielde 6 bras sur poulie bois

Jielde 6 bras sur poulie bois, détail de l'embase et de la boite de dérivation.

Jielde 6 bras sur poulie bois, détail de la tête: interrupteur goutte d'eau, plaque verte "carte de France" et collier d'information.

Jielde 6 bras sur poulie bois, détail de l'embase et de la boite de dérivation.

Jielde 6 bras sur poulie bois.

Jielde 6 bras sur poulie bois toute dépliée.

Jielde 6 bras sur poulie bois, détail du pied.

Jielde 6 bras sur poulie bois, détail du globe.








dimanche 2 décembre 2012

Une Jielde entre ville et campagne... Episode 2

  On reprend donc après une longue séance de décapage. Les pièces commencent à retrouver un aspect plus avenant.



La poulie en bois a été nettoyé puis ciré en 2 couches, une première avec une cire graphite puis avec un encaustique maison à la cire d'abeille. Ce traitement a permis de conserver l'ancienne peinture de la poulie. Quelques bestioles s'étaient invités, le bois a été préalablement traité 3 mois auparavant. Elles ont laissé quelques trous qui donnent à cette poulie un look encore plus vintage.







Une Jielde entre ville et campagne... Episode 1

  Me voilà relancé dans une nouvelle lampe. Mais cette fois avec une idée en tête: associer usine et agriculture. Les deux sont intimement liés en fait. La Jielde est apparu en 1950, c'est dans la même période que sont vraiment apparus les premières batteuses. Beaucoup de ces machines étaient produites avec des pièces en acier et en bois.

  La poulie ou roue, je ne sais pas trop comment on appelle ça, que je vais utiliser provient d'une ancienne batteuse.

  On commence donc avec un "tas" de ferraille, de bois et de peinture, le tout recouvert d'une épaisse couche d'un délicieux mélange de graisse, poussière et limaille. La première tâche va être de décaper tout ça.

  Comme d'habitude je vais faire confiance à mon DKPANT 4031. Les images parlent d'elle même, alors je vous laisse apprécier.

Future Jielde 6 bras sur poulie bois

Future Jielde 6 bras sur poulie bois

Future Jielde 6 bras sur poulie bois

Future Jielde 6 bras sur poulie bois



vendredi 16 novembre 2012

Paire d'appliques Jielde JLD avec étiquettes "carte de France" vertes / Pair of Jielde JLD sconces with green label "Map of France" type

  Et voici la dernière paire d'appliques.

Appliques Jielde "Carte de France"

  Des vrais, pures et dures. Comme d'habitude, je ne redresse pas les bosses (je n'en ajoute pas non plus...). Elles sont aussi brutes que possible.

Appliques Jielde "Carte de France"

  Un traitement un peu moins classique dans ce cas.
  On commence par le décapage chimique, avec le Restom DKPANT 4031, celui qui remplace le 4030. Je ne le redirai jamais assez pour l'utilisation de ce genre de produits: gants, lunettes de protection et local bien ventilé sont obligatoire.
  Une fois décapé, on dégraisse avec un chiffon et d'acétone et on passe au dérouillant phosphatant. Là aussi je reste chez Restom: PAC 2030. Le traitement est assez simple: on reprend les consignes de sécurité précédentes, un pinceau, on dilue par 2 une quantité de dérouillant (avec de l'eau) et on applique au pinceau. On ne laisse pas sécher le produit: on en applique à nouveau jusqu'à ce qu'on est obtenu le résultat désiré. Ensuite on rince et on sèche.
  J'ai appliqué cette fois un dérouillant parce que l'oxydation qu'il y avait sur les réflecteurs n'était pas franchement joli. Un peu envahissante à vrai dire.
  Après on retravaille sur une base connue: la crème de Rustol au graphite (3 bouchons de Rustol et autant de graphite que vous souhaitez en fonction de l'effet désiré. On laisse sécher quelques jours.
  Quand on revient sur les lampes on alterne les couches de cire graphite et de cire de carnauba (mes recettes sont ici). Et on lustre pour finir. Le lustrage est plus ou moins important selon l'effet (brillance) désiré. Et voilà!

Applique Jielde "Carte de France"

   Pas une bosse redressée comme vous pouvez le voir: on aime ou on aime pas. Moi j'adore! Au moins ce sont des vraies Jielde.

Applique Jielde "Carte de France"
  Vous pourrez aussi remarquer les étiquettes vertes "carte de France", une des plus vieilles séries d'étiquette Jielde. Toujours là et en plus le rivetage est d'origine.

lundi 12 novembre 2012

Nouvelle lampe Jielde à 3 bras sur pied lourd / New Jielde lamp with 3 arms on heavy base

Lampe à 3 bras (1 bras de 25cm et 2 de 40cm) sur un pied en acier de 8,7Kgs
  Allez je me lance: Elle est vraiment belle! Pas de promotions sur les fleurs en ce moment mais je suis resté devant cette lampe en me disant ça... Après je sais que c'est aussi une question de gout mais j'assume, je la trouve belle.

  Elle pourrait être qualifiée d'authentique. Je dirais qu'elle est brut. En fait j'ai cherché à ne retirer qu'une chose de cette lampe: sa peinture. J'ai pratiqué le polissage le plus léger possible pour conserver un maximum de touts les petites marques et "cicatrices" qui lui donnent toute sa personnalité.

Lampe à 3 bras (1 bras de 25cm et 2 de 40cm) sur un pied en acier de 8,7Kgs

Lampe à 3 bras (1 bras de 25cm et 2 de 40cm) sur un pied en acier de 8,7Kgs
   Commençons par sa composition. La tête se compose d'un porte-douille et d'un globe. Le porte-douille est muni d'un interrupteur "goutte d'eau" en métal, la douille est en porcelaine. Le globe est munie de son étiquette verte avec la carte de France: le vieux modèle, pas le premier mais presque.
  Puis on trouve deux très classiques bras de 40cm. Et en bas un bras de 25cm. Pourquoi le bras de 25cm en bas? J'ai essayé de le poser en haut mais aussi entre les deux bras de 40cm et à chaque fois je reviens à cette composition.
  Tout ça est posé sur un renvoi d'angle puis une embase conique. Pour permettre le départ du fil d'alimentation, j'ai intercalé entre l'embase conique et le pied, une boite de dérivation. Elle permet la sortie du fil que ne permet pas le pied: pas de perçage sur la base.
  Le pied fait donc 8,7Kg et est en acier. Il mesure 20cm de diamètre et 3cm d'épaisseur. à l'origine, c'était une lampe Gras qui y était fixé. Il a été repercé pour accueillir une Jielde. Il a été décapé, légèrement poli, traité contre l'oxydation puis ciré avec une cire graphite. Une feutrine a été posé dessous pour protéger le support sur lequel la lampe est posée.

  Le poids de ce pied permet de donner à la lampe quasiment n'importe quel forme ou orientation. Elle tient presque à l'horizontale!

  Les globes et les bras ont été décapés, polis, traités contre la rouille puis patiné avec une cire graphite. Une cire graphite a été appliquée en 3 couches très fines: le métal est protégé, le caractère de la lampe est mis en valeur mais on ne perd pas la patine d'origine avec des traitements trop intenses. Puis une dernière couche de cire de carnauba a été appliquée. Ce type de traitement permet de conserver tout l'historique de la lampe: par exemple, les rayures sur la peinture mettent le métal à nu et l'expose sur ces portions à l'oxydation. Ce sont ces traces qui font d'une lampe un témoignage: c'est ce que l'on a pas avec une lampe neuve.

Les toutes petites bosses présentes sur le globe n'ont pas été redressées pour conserver l'histoire de cette lampe et son caractère. Elles ne nuisent en rien à la solidité de l'ensemble ni à l'esthétique; elles affirment, au contraire, le caractère authentique de cette lampe et son passé industriel.


Etiquette verte Jielde

Etiquette verte Jielde
 Le globe porte une étiquette verte avec la carte de France. C'est l'étiquette d'origine de la lampe avec son rivetage d'origine.

J'ai volontairement choisi de pratiquer un décapage chimique de tous les éléments pour ne pas altérer l'aspect original des pièces. Puis j'ai pratiqué un polissage très léger des pièces. Toute l'histoire des lampes est visible: petites traces d'oxydation légère, rayures et bosses légères. Rien n'a été caché, rien n'a été rajouté.

L'intérieur du globe a été repeint avec un peinture haute température blanche.

Les parties aluminium (tout ce qui n'est pas le globe et les tubes ) ont été dégraissées, très légèrement polies pour conserver au maximum cet aspect vintage puis cirées. Le tout est montée sur un socle de 8,7Kgs en acier. Un pied très simple et neutre qui attirera moins l'attention qu'un disque de frein... Le pied semble être un pied fabriqué sur place: on voit les marques de coupes et de façonnage.

Détail des bras
 La tête de lampe dispose de son interrupteur. l'interrupteur de type "goutte d'eau" en métal est lui aussi d'origine.

Détail de la tête et de son interrupteur
 J'ai utilisé un câble électrique "à l'ancienne" mais moderne: trois brins (dont une terre) torsadés gainés de tissu. Comme vous pouvez le voir j'ai rpis un press-étoupe pour sécuriser les fil d'alimentation.
Le cable éléctrique est composé de trois brins: 2 rouges et un noir. Le noir est le fil de terre.

Le pied et le presse-étoupe

Le globe et ses toutes petites bosses.

mercredi 17 octobre 2012

Jielde LAK sur pied de poirier.

  Je sais, le titre fait assez dessert mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Désolé.

  Ingrédients:
- 1 bras de 35cm d'entre-axe.
- une base classique
- un renvoi d'angle
- un porte-douille avec douille à baïonnette
- un réflecteur
- un cylindre de bois de poirier

  La préparation est classique.

  On commence par le décapage chimique. Je travaille encore et toujours avec mon décapant Restom: efficace contre toutes peintures et doux avec les aciers et les alus. Tout part assez facilement. Je reviendrai sur le 4031 qui remplace le 4030 (interdit suite à une directive européenne) dans un prochain post.

  Après on entame le polissage à la brosse laiton. polissage doux sans trop forcer. On enlève rien, on ne rajoute rien. Le polissage doux permet de conserver l'histoire de la lampe, ici on a quelques cicatrices liées à des rayures qui avaient mis l'acier à nu. L'acier a rouillé en surface et ça fait une petite coloration.  Les cicatrices sont légères pas de marque profonde ni de déformation: juste ce qu'il faut pour souligner ses origines industrielle.
  Les parties en aluminium (rotules, base, porte-douille, renvoi d'angle) portent les traces du moulage plus quelques marques de choc liées à l'usage.

  Avant de commencer le décapage, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. le nettoyage révèle déjà les "gros" défauts cachés: bosses, rayures, etc.
  Le décapage permet de voir tout les reste: fissure, rayures fines...

  Une fois la lampe polie, on protège l'acier de l'oxydation. Une petite couche de Rustol, on laisse sècher et on attaque avec la recette secrète: la crème de Rustol-graphite.
  4 ou 5 cuillères de Rustol pour une cuillère de poudre de graphite, on mélange bien, et on obtient une crème très fluide et très colorante. Cette crème s'applique au tampon plus qu'au pinceau: l'épaisseur du mélange garde les traits des poils de pinceau. Pour faire quelque chose de régulier, on fait un petit tampon avec un tissu de coton, on prend un tout petit peu de crème et on l'étale jusqu'à ce que le tampon soit sec et on recommence jusqu'à ce que la surface soit couverte. Surtout bien étaler: une fois sec c'est difficile de reprendre, on a plus qu'à nettoyer et recommencer. Et on laisse sécher une nuit.

  Maintenant on reprend les cires. Comme d'habitude, une couche de cire graphite, une de carnauba et on recommence jusqu'à obtenir le résultat désiré. On oublie pas, entre chaque couches, on brique.

  Le pied. Un joli cylindre de poirier. C'est un bois assez rare dans ces utilisations. On le trouve facilement en ébénesterie ou en sculpture. On a tous en tête un arbre pas très haut (pas plus de 2m50 de haut) et pas forcément très gros non plus. Presque personne n'a l'image du poirier commun qui vous toise de ses plus de 10 mètres. C'est de celui-là que vient mon bois.

  J'ai commandé ce bois dans une scierie qui travaille "sur mesure" et qui a en plus un très beau choix de bois (http://myworld.ebay.fr/atelier-de-nico/?_trksid=p4340.l2559).

  Pour sa forme, je me suis, très librement, inspiré de la forme du réflecteur de la LAK. Puis polissage, bouchage des pores et cirage. Je n'ai pas voulu donner un aspect trop lisse au pied. Paradoxalement, le poirier est un bois qui a un grain très fin et qui se polit très bien. Sauf qu'ici avec cette lampe, un aspect trop lisse aurait détoné. J'ai laissé quelques petites traces de coupe, de polissage et de formage. Des traces très légères, certaines ont été marqué avec un peu de cire graphite pour renforcer les formes (surtout les creux).

  Encore quelques précisions, pour démonter ou resserrer les articulations, on a besoin d'un clé hexa de 11. Les habitués des Jielde seront surpris: sur la standard c'est une clé de 10.

  Et maintenant les photos.



 La LAK sur son pied

Détail du porte douille et de l'évent du réflecteur 

La base 

 Le bois

Le réflecteur

la petite découpe pour rappeler la forme du réflecteur (appuyé par un peu de cire graphite)





samedi 29 septembre 2012

Jielde LAK, revue de détail

  En voici une toute nue ou presque. Un petit décapage chimique et 99% de cette vieille peinture est parti. La beauté se fait jour.

  Parce que la LAK n'est pas une lampe classique. Elle n'est pas devenue une icône au même titre que la Standard, elle n'est pas devenue une "classique". Ses formes ne sont pas classique; anguleuse, presque agressive.

  Elle reprend pourtant les ingrédients qui ont fait le succès de la Standard:
- Une vraie lampe sans fil grace à cette rotule articulée et ses contacts Onduflex.
- Des possibilités presque infinie d'assemblage et d'usage grace à des éléments différenciés (différentes longueurs de bras, différentes embases et on dirait même différents réflecteurs).

  Mais sa glorieuse ancêtre lui fait de l'ombre, aucun succès commercial. Et pourtant... Cette lampe est intrigante, troublante. Plus on la regarde et plus on a envie de la regarder. J'ai encore découvert des détails en l'observant juste après le décapage.

  Moins lisse que son ainé, alors on aime.... ou pas...

  Moi, j'aime.

  Je me suis amusé à la remonter après le décapage pour voir. Pour voir si l'image mentale que je m'étais faite pour ce projet cadrait avec la réalité. Et j'avoue que j'ai été soufflé, la LAK est définitivement la plus belle lampe Jielde!

  En trainant dans le scieries indépendantes de chez moi et aussi sur les sites de celles qui sont plus éloignées, on découvre des bois rares et des coupes tout aussi surprenantes. C'est comme ça que j'ai trouvé ce cylindre de poirier. C'est un bois somptueux. La forme cylindrique m'a tout de suite inspiré un pied. Allez savoir pourquoi?

  Voici une première image de la future réalisation. Il faudra encore terminer le décapage, la polir, la protéger de l'oxydation, la cirer. Encore quelques heures de travail. Et puis terminer le pied aussi, ponçage, cire...

Jielde LAK

  Un détail du renvoi d'angle

Jielde LAK

  Le même vu depuis l'autre côté

Jielde LAK

  L'assemblage de l'arceau de préhension

Jielde LAK

  Le détail manquant sur la standard: un petit évent de ventilation

Jielde LAK

  Une vue de l'assemblage de l'arceau de préhension vu de l'intérieur

Jielde LAK

La fixation du pied et à nouveau le renvoi d'angle

Jielde LAK


Jielde LAK

  bientôt la suite de la transformation...