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mardi 14 janvier 2014

Jielde JLD LAK (LACQ, LAQ, LACK) "Black Motorcycle Series" 3 bras sur étau. 3 arms on vise.


Quand en 1953, Jean-Louis Domecq crée sa société Jielde (de ses initiales prononcées à la française), il est loin, ou pas, d'imaginer le succès de sa lampe Standard. La Jielde est devenu une icône du design. Elle est devenue la compagne des lofts, bars, restaurants à décoration industrielle. Au Japon, elle est synonyme de Luxe Français.

    Celle-ci est un modèle très particulier avec une finition particulière. C'est la petite sœur du modèle "standard" que nous connaissons tous. Apparue dans les années 80, elle fut un échec commercial. Plus anguleuse que son aïeule, ses lignes plaisent ou pas. Il n'y a pas de milieu: on tombe sous le charme immédiatement ou jamais. Son manque de succès fait aussi sa rareté actuelle.

    Elle se compose de son étau (étau original LAK qui est un peu différent d'un étau de Standard. Ouverture de 7,5cm), de 2 bras de 50cm et d'un bras de 35cm (longueur aux entre-axes). Elle est complète avec tous ses caches chromés et son arceau de préhension sur le réflecteur. Le réflecteur a un diamètre de 17,5cm sans l’arceau. L'électricité a été révisé et un cable avec terre couvert de tissu noir a été monté.

    La finition "Black Motorcycles Series". C'est une finition qui m'a été inspirée par les rat bikes, des motos que les propriétaires repeignent couches après couches sans jamais les décaper. Tout comme les lampes d'usine étaient traitées.
    Je procède en plusieurs couches de peinture que je décape partiellement pour reproduire l'usure et le petits accidents que subissent les lampes en atelier. On obtient donc tout ce qui est typique d'un rat bike ou d'une lampe d'atelier, des petites rayures, des arrachages de peinture recouvert par une autre couche de peinture, des petites coulures et des reprises de peinture.
    Une finition à l'aspect vieilli et patiné à la cire pour parachever l'effet.

    La lampe dispose d'un fil de 2 mètres couvert de tissu noir et une prise standard (europe continentale). Elle est équipée avec une douille à baïonnette d'origine en laiton (B22). Veuillez noter que l'ampoule n'est pas fournie.

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état:
Cette lampe a été rénovée et fonctionne parfaitement. Elle a été légèrement polie, peinte, cirée et re-cablé.
Comme vous pouvez le voir sur les photos, le traitement qui a été pratiqué lui donne un aspect vieilli. Cette lampe est ancienne, ce n'est pas une reproduction, elle porte donc des traces de son passé industriel (mais vraiment rien d'important).
La mise à la terre a été faite au niveau de l'étau.
Elle ne porte pas d’étiquette (le modèle LAK d’origine n’en porte pas ou alors seulement un étiquette collé).

Matériaux:
acier, aluminum

taille:
Ø abat-jour 17,5cm / 6.9"
h environ 140 cm / 55.1"

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Je suis toujours heureux de combiner les objets pour économiser les frais de ports et je réponds toujours aux messages, alors n'hésitez pas si vous avez des questions:
frankscorner@outlook.com

Elle est en vente à différents endroits (ebay, ETSY ou directement).
It is for sale in different marketplaces (ebay, ETSY ou directly from me).

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When in 1953, Jean-Louis Domecq created his company Jielde (his initials pronounced in French), he is far, or not, to imagine the success of his lamp, the Standard. The Jielde has become a design icon. It became the companion of lofts, bars, restaurants in industrial design. In Japan, it is synonymous with French luxury.

This is a very special model with a special finish. It is the baby sister of the « Standard model » that we all know. Born in the eighties, it has been a commercial failure. More angular than his grandmother, you’ll immediatly like its lines or not. There is no middle ground: we fell in love immediately or never. His lack of success is also its current rarity.

It has three arms, a short 35cm (13.8") and 2 classics 50cm (19.7") (length axis to axis). The lamp is mounted on an Jielde LAK vise (it is slightly different than the one used before on the Standard model, an evolution). It has a 7,5cm opening (2,9 « ).It is complete with all chrome covers and gripper bar on the reflector. The reflector has a diameter of 17.5cm without the headband. Electricity has been revised and a cable with ground covered with black cloth was mounted.

It was completely disassembled, cleaned, etched, slightly polished. Then it was treated against oxidation, painted black, partially stripped, repainted, partially stripped and re-painted again. I then applied a wax in order to reinforce this antique look.
"Black Series Motorcycles » Finish. It is a finish that was inspired by rat bikes, motorcycles owners repaint layer after layer without ever stripped. As lamps factory were treated.
I proceed in several layers of paint that I partially etched to replicate the wear and mishaps experienced by lamps workshop. We thus obtain all that is typical of a rat bike or a workshop, small scratches, grubbing paint covered by another layer of paint, small runs and reversals paint lamp.
The aged and weathered appearance is achieved by using a graphite wax.

The lamp has a 2 meters wire covered with black fabric and a standard plug (Continental Europe). It is equipped with a bayonet brass bulb holder (B22). Please note that the bulb is not included.
The plug can be changed to a british three square pins plug on request.

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State:
This lamp is after renovation and works perfectly. It was slightly polished, painted, waxed and re-wired.
As you can see from the photos, the treatment that has been practiced to give it an aged and weathered look. This lamp is old, it is not a reproduction, so it bears traces of its industrial past (but really nothing major).
The ground wiring was made at the level of  the vise.
It doesn’t bear any label (the LAK model has never bear an aluminum label, in the best case it was a paper adhesive label).

Materials:
steel, aluminum

size:
17,5cm diameter shade / 6.9 "
h 140 cm / 55.1"

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I am always happy to combine items to save shipping costs, and I always reply to messages, so do not hesitate if you have questions:
frankscorner@outlook.com

mercredi 17 octobre 2012

Jielde LAK sur pied de poirier.

  Je sais, le titre fait assez dessert mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Désolé.

  Ingrédients:
- 1 bras de 35cm d'entre-axe.
- une base classique
- un renvoi d'angle
- un porte-douille avec douille à baïonnette
- un réflecteur
- un cylindre de bois de poirier

  La préparation est classique.

  On commence par le décapage chimique. Je travaille encore et toujours avec mon décapant Restom: efficace contre toutes peintures et doux avec les aciers et les alus. Tout part assez facilement. Je reviendrai sur le 4031 qui remplace le 4030 (interdit suite à une directive européenne) dans un prochain post.

  Après on entame le polissage à la brosse laiton. polissage doux sans trop forcer. On enlève rien, on ne rajoute rien. Le polissage doux permet de conserver l'histoire de la lampe, ici on a quelques cicatrices liées à des rayures qui avaient mis l'acier à nu. L'acier a rouillé en surface et ça fait une petite coloration.  Les cicatrices sont légères pas de marque profonde ni de déformation: juste ce qu'il faut pour souligner ses origines industrielle.
  Les parties en aluminium (rotules, base, porte-douille, renvoi d'angle) portent les traces du moulage plus quelques marques de choc liées à l'usage.

  Avant de commencer le décapage, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. le nettoyage révèle déjà les "gros" défauts cachés: bosses, rayures, etc.
  Le décapage permet de voir tout les reste: fissure, rayures fines...

  Une fois la lampe polie, on protège l'acier de l'oxydation. Une petite couche de Rustol, on laisse sècher et on attaque avec la recette secrète: la crème de Rustol-graphite.
  4 ou 5 cuillères de Rustol pour une cuillère de poudre de graphite, on mélange bien, et on obtient une crème très fluide et très colorante. Cette crème s'applique au tampon plus qu'au pinceau: l'épaisseur du mélange garde les traits des poils de pinceau. Pour faire quelque chose de régulier, on fait un petit tampon avec un tissu de coton, on prend un tout petit peu de crème et on l'étale jusqu'à ce que le tampon soit sec et on recommence jusqu'à ce que la surface soit couverte. Surtout bien étaler: une fois sec c'est difficile de reprendre, on a plus qu'à nettoyer et recommencer. Et on laisse sécher une nuit.

  Maintenant on reprend les cires. Comme d'habitude, une couche de cire graphite, une de carnauba et on recommence jusqu'à obtenir le résultat désiré. On oublie pas, entre chaque couches, on brique.

  Le pied. Un joli cylindre de poirier. C'est un bois assez rare dans ces utilisations. On le trouve facilement en ébénesterie ou en sculpture. On a tous en tête un arbre pas très haut (pas plus de 2m50 de haut) et pas forcément très gros non plus. Presque personne n'a l'image du poirier commun qui vous toise de ses plus de 10 mètres. C'est de celui-là que vient mon bois.

  J'ai commandé ce bois dans une scierie qui travaille "sur mesure" et qui a en plus un très beau choix de bois (http://myworld.ebay.fr/atelier-de-nico/?_trksid=p4340.l2559).

  Pour sa forme, je me suis, très librement, inspiré de la forme du réflecteur de la LAK. Puis polissage, bouchage des pores et cirage. Je n'ai pas voulu donner un aspect trop lisse au pied. Paradoxalement, le poirier est un bois qui a un grain très fin et qui se polit très bien. Sauf qu'ici avec cette lampe, un aspect trop lisse aurait détoné. J'ai laissé quelques petites traces de coupe, de polissage et de formage. Des traces très légères, certaines ont été marqué avec un peu de cire graphite pour renforcer les formes (surtout les creux).

  Encore quelques précisions, pour démonter ou resserrer les articulations, on a besoin d'un clé hexa de 11. Les habitués des Jielde seront surpris: sur la standard c'est une clé de 10.

  Et maintenant les photos.



 La LAK sur son pied

Détail du porte douille et de l'évent du réflecteur 

La base 

 Le bois

Le réflecteur

la petite découpe pour rappeler la forme du réflecteur (appuyé par un peu de cire graphite)





samedi 29 septembre 2012

Jielde LAK, revue de détail

  En voici une toute nue ou presque. Un petit décapage chimique et 99% de cette vieille peinture est parti. La beauté se fait jour.

  Parce que la LAK n'est pas une lampe classique. Elle n'est pas devenue une icône au même titre que la Standard, elle n'est pas devenue une "classique". Ses formes ne sont pas classique; anguleuse, presque agressive.

  Elle reprend pourtant les ingrédients qui ont fait le succès de la Standard:
- Une vraie lampe sans fil grace à cette rotule articulée et ses contacts Onduflex.
- Des possibilités presque infinie d'assemblage et d'usage grace à des éléments différenciés (différentes longueurs de bras, différentes embases et on dirait même différents réflecteurs).

  Mais sa glorieuse ancêtre lui fait de l'ombre, aucun succès commercial. Et pourtant... Cette lampe est intrigante, troublante. Plus on la regarde et plus on a envie de la regarder. J'ai encore découvert des détails en l'observant juste après le décapage.

  Moins lisse que son ainé, alors on aime.... ou pas...

  Moi, j'aime.

  Je me suis amusé à la remonter après le décapage pour voir. Pour voir si l'image mentale que je m'étais faite pour ce projet cadrait avec la réalité. Et j'avoue que j'ai été soufflé, la LAK est définitivement la plus belle lampe Jielde!

  En trainant dans le scieries indépendantes de chez moi et aussi sur les sites de celles qui sont plus éloignées, on découvre des bois rares et des coupes tout aussi surprenantes. C'est comme ça que j'ai trouvé ce cylindre de poirier. C'est un bois somptueux. La forme cylindrique m'a tout de suite inspiré un pied. Allez savoir pourquoi?

  Voici une première image de la future réalisation. Il faudra encore terminer le décapage, la polir, la protéger de l'oxydation, la cirer. Encore quelques heures de travail. Et puis terminer le pied aussi, ponçage, cire...

Jielde LAK

  Un détail du renvoi d'angle

Jielde LAK

  Le même vu depuis l'autre côté

Jielde LAK

  L'assemblage de l'arceau de préhension

Jielde LAK

  Le détail manquant sur la standard: un petit évent de ventilation

Jielde LAK

  Une vue de l'assemblage de l'arceau de préhension vu de l'intérieur

Jielde LAK

La fixation du pied et à nouveau le renvoi d'angle

Jielde LAK


Jielde LAK

  bientôt la suite de la transformation...

jeudi 27 septembre 2012

Jielde LAK, le démontage / How to dismantle a Jielde LAK?

  Chose promise... Il y a quelques temps, j'avais annoncé un futur billet sur le modèle mal aimé de chez Jielde: la LAK.

  Quand on fait des recherches sur le net à propos de cette lampe, on ne trouve rien ou presque. On la retrouve depuis quelques mois sur le site Jielde.com. En connaitre un peu plus sur cette lampe relève de l'exploit. Tout ce qu'on arrive à voir, c'est qu'elle n'a eu aucun succès commercial. C'est la seule chose sur laquelle tout concorde. Je suis preneur d'information si vous en avez: histoire, origines...

  Mais rentrons dans le vif du sujet et penchons-nous sur cette lampe méconnue.

  Tout d'abord une première chose importante. La LAK n'a jamais porté de plaque comme sa grande soeur la Loft (la Standard). Donc les originales n'ont pas cette petite plaque rivetée si célèbre. D'ailleurs, les plus récentes n'en portent pas non plus: elle avait été remplacée par une étiquette auto-collante. Les LAK qui portent une étiquette rivetée et numérotée sont des rééditions.

  Voici donc deux modèles qui ne datent pas de la même période. si on se réfère au modèle Standard, les modèles équipés d'un interrupteur en métal sont les plus anciennes et celles avec interrupteur plastiques sont les plus récentes. Il existe un certain nombre de base de formes et de tailles différentes.


  Voici un détail d'un modèle plus récent: interrupteur plastique.


  Et d'un modèle plus ancien avec interrupteur métal.


  Les caches sont caractéristiques du modèle LAK. Ils sont très faciles à enlever, on glisse entre le cache et la rotule une petite lame et on fait levier.


  Ici, on découvre les deux côtés de l'assemblage, l'un est triangulaire et relativement simple, l'autre circulaire et un peu plus complexe.


  Les caches sont assez fragiles et ne semblent pas faits des mêmes matériaux en fonction des périodes de construction.


Un détail de l'assemblage de la douille. On distingue assez bien les fixations de l'arceau de préhension.


La même en angle opposé.


Et voici la bête mise à plat. Il y a nettement plus de pièces que lorsqu'on démonte une Standard.


L'arceau de préhension avec ses boulons et écrous. certains modèles sont assemblés avec des sortes de goupilles. Elles ressemblent fortement à des attaches parisiennes. je remettrai plus tard des images d'une autre lampe.


  La douille démontée, sortie du porte-douille et du réflecteur.


Le réflecteur tout seul.


  Détail d'un des côtés de l'assemblage, on distingue bien les rondelles belleville déjà utilisés dans la Standard (en plus petit et moins nombreuses) mais aussi les rondelles de laiton.


  L'autre côté de l'assemblage. Au centre le courant passe toujours par deux rondelles "onduflex" de taille différentes et les glissement par une rondelle de friction. Ce sont d'ailleurs les seules pièces strictement identiques à celles de la standard: pourquoi changer une formule gagnante?
  Ici on passe du circulaire au triangulaire.


  Une vue plus proche du logement de la "rondelle" triangulaire, on voit clairement les encoches de positionnement.


C'est la fin de la première étape de démontage de LAK.

dimanche 18 décembre 2011

Les lampes Jielde Lak / the Jielde Lak lamps

Bientôt un petit post sur le modèle Lak: présentation, démontage...
Le nom "Lak" est parfois orthographié différemment: lacq, laq lack mais il semblerait que LAK soit l'orthographe officiel.
à bientôt.

Soon a little post about the Lak model: presentation, disassembly...
The name "Lak" is sometimes spelt Lacq, Laq, Lack but it seems that LAK is the official spell.
See you soon.